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Les
GP + 4 licences en 2 ans
Annoncés comme « espoirs
suisses »
La Suisse ayant interdit en 1955 les courses en circuits, suite
à l'accident du Mans, poussés par l'Evêché
de Bâle. Ainsi tous les suisses seront privés de sports
mécaniques en circuits, personne n'a pu faire ce qu'il faut
pour changer cela, ces disciplines étant devenues marginales
dans ce pays.
JF n'est pas dans le bon pays, mais il est dévoré
par la passion, et, après avoir racheté un premier
side-car, s'entraîne en 1974 et commence en 1975 en catégorie
débutants, 1ère saison et premier titre. Ensuite 1er
en national à mi-saison, vice-champion suisse Inter à
fin 1976.
Dès 1977, c'est les Grands Prix, Eric Vuagnat (Seymaz) me
construit un chassis révolutionnaire, le premier à
avoir deux roues directionnelles(technologie monoplace-alu-aviation)
en GP. Avec un moteur Yamaha OW31 500cc standard, on leur tournait
autour. Seul Biland était plus vite, lui il avait fait le
BEO avec deux roues motrices.
Sans expérience d'un seul Grand Prix, je courrai contre mes
idoles et je fréquentai dans les paddocks les plus grands
pilotes motos; Giacomo Agostini, Barry Sheene, Johnny Cecotto et
Kenny Roberts. C'était un rêve, grâce au chassis
nous étions en première ligne dès mon premier
GP à Salzburg, devant 80'000 spectateurs. C'est à
ce moment-là que rien n'a suivi et que j'ai dû pendant
deux ans me ruiner avec des emprunts. J'étais chaque fois
performant dans les trois premiers, malgré un moteur sans
préparateur, pas assez fiable et pas rapide, le 10ème
au niveau performance. Je suis parti habiter dans le nouveau canton
suisse, le Jura où selon certain j'aurai plus d'aide. Rien,
ce canton deviendra pire que les autres, même l'argent des
loteries suisses prévus pour les sports mnécaniques
ne parviendra au pilotes ou au Racing Club Isadora, ensuite. Où
va cet argent ?
La galère commence à ébranler mes évolutions,
reste la passion de JF. Les plus durs moments, la perte de mes amis
pilotes. Souvent très vites et boostés à bloc,
à la mort, pour trouver de l'aide et des budgets. Environ,
20 suisses nous ont quittés, sur le champ de mines que la
Suisse nous offre. Hommage ci-dessous à ces copains disparus
au sein de leur passion.
Annoncé
comme « espoirs suisses » art.de Bernard Jonzier (TSR)
JF se retrouvera
seul, avec de moteurs de m… des chronos, des résultats
et des podium au mondial.
6è du champ.du Monde Side-car 1978 et champion du Monde(Seymaz)Constructeurs
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